lundi 6 février 2012

Non à l’éducation répression !


Le nombre de centres éducatifs fermés (CEF) , de centres éducatifs renforcés (CER) et d’étabilissement pénitentier pour mineur, est en train de s’accroître.

Ce renouveau des structures d’enfermement des mineur.es s’inscrit dans un
renforcement sécuritaire généralisé : création de nouveaux délits et abaissement de
la responsabilité pénale pour les mineurs, peines plancher et rétention de sûreté,
généralisation du fichage ADN et de la vidéosurveillance, du contrôle biométrique
dans les écoles, harcèlement constant de la BAC dans les quartiers populaires et
rafles d ‘étranger.es dans les villes... Tout cela se mettant en oeuvre avec une
pression industrielle énorme puisque bon nombre d’entreprises misent aujourd’hui
leur essor économique sur l’écoulement de produits high-tech de contrôle social.

En plein boom depuis septembre 2001, omniprésente à la télé et au centre de tous
les enjeux politiques, la propagande sécuritaire déchaîne la peur des autres et
cherche à soumettre à la domination économique et sociale en divisant la
population. Il s’agit maintenant pour l’État de désigner des délinquant.es dès le
plus jeune âge et de les punir. L’objectif est de mater les classes défavorisées
dans une société où l’absence de perspective de vie épanouissante et la violence
des inégalités nourrit logiques de survie, frustrations rageuses et encore
régulièrement quelques sursauts de révolte collective.

Comptant sur un oubli du bilan désastreux des bagnes pour enfants et autres formes
D’enfermement du passé, l’État voudrait convaincre du bien fondé et de la modernité
des EPM. Nous affirmons pour notre part que l’on ne construira pas un monde plus
vivable en enfermant, brisant et torturant des individu.es. La prison instaure la
punition en système, elle existe pour préserver l’ordre établi. Elle est un
supplice qui, malgré tous les discours de rénovation et de réformes, reste
essentiellement dégradant et humiliant.

Face aux prisons, construisons des solidarités et des insoumissions

Provoquons ensemble la fermeture des prisons pour mineurs, CEF, et l'arrêt du
programme de construction de ces murs de la mort

Contre toutes les prisons !


 Entre les prisons réservées aux sans papiers, les prisons pour enfants et les prisons pour tous les autres, aujourd’hui et sans que cela fasse de remous parmi la magistrature, les éducateurs et le reste de la population, les enfants ont leur prison.

 Les mineurs trinquent et grâce à eux la machine à punir tourne bien.

Avant la prison tout un dispositif coercitif chapeauté par la protection judiciaire de la jeunesse et délégués aux associations fait travailler une tripoté d’éducateur, permet à des conseils d’administrations remplis de notables de se fabriquer une carte de visite et d’aller jouer la lèche dans les antichambres du pouvoir répressif et pour faire passer la pilule la pjj et les multiples associations complices  donnent à l’arsenal répressif l’image d’une action sociale aidante et éducative.

Qui peut y croire à part ceux qui veulent se donner bonne conscience !

 L’enfermement n’a jamais rien résolu à part démolir des hommes, des femmes, des enfants. Pourquoi, alors, poursuivre des programmes politiques d’enfermements toujours plus sévères ?

Serait ce tout simplement l’organisation d’une omnipotence orchestrée par une mafia politique et économique asservi à un système inégalitaire et corrompu permettant au passage un enrichissement pour les patrons du bâtiment, de la restauration collective, et du délire sécuritaire.

 Nous ne pouvons que constater une omerta organisée autour des 6 prisons pour mineurs. Il est très difficile de savoir ce qui s’y passe et ceux qui défendent l’enfermement ont un intérêt qui n’est pas le notre et certainement pas celui des enfants.

http://enfance-buissonniere.poivron.org/

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire